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Photos Touchard
église
ouverte tous les jours
de 9h à 17h l'hiver, à 18h l'été
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Bref
historique de l'église de Savigny
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L'église
Notre-Dame de Savigny, dont l'abside est datée de 1128, fut donnée en
1165 par Geoffroy de Brucourt à la collégiale de Sainte Barbe en Auge,
qui possédait déjà à Savigny un prieuré fondé en 1107, installé un peu
à l'écart de l'église paroissiale.
L'église est connue pour son riche décor sculpté roman, et son décor
peint, non moins important, réalisé au 14è siècle.
ARCHITECTURE
:
Si
l'église date pour l'essentiel du 12è siècle, elle a néanmoins subi
des remaniements qui ont affecté certaines de ses parties.
En plan, l'église présente une nef unique romane couverte d'une charpente
lambrissée. Lui fait suite une travée reconstruite au début du 16è siècle
et couverte d'une voûte sur croisée d'ogives. Cette travée s'ouvre sur
deux chapelles latérales formant transept. Celle du nord, du début du
16è s., couverte d'une voûte sur croisée d'ogives, forme le premier
niveau du clocher. Celle du Sud est encore plus tardive (1826).
Le
chœur et l'abside sont d'époque romane. L'hémicycle de l'abside
s'inscrit à l'extérieur dans un chevet droit, aujourd'hui englobé dans
la sacristie (19è s.). La travée de chœur est couverte d'une voûte
d'arêtes, l'abside est voûtée d'un cul - de - four.
A l'extérieur, la façade occidentale de la nef est précédée d'un petit
porche du 17è siècle. Le clocher, établi sur le fIan nord de l'église,
a été réparé à plusieurs reprises dans ses niveaux supérieurs. S'y accole
une tourelle abritant un clavier en vis. La nef est éclairée au nord
par trois fenêtres en plein cintre ; au sud, les fenêtres ont été agrandies
tardivement.
Les murs de la nef présentent en de nombreux endroits un appareil en
" arêtes de poisson " (opus spicatum). Cet appareil est par endroits
réalisé avec des dalles de pierre coquillière, probables remplois de
sarcophages du haut Moyen - Âge.
LE DÉCOR SCULPTÉ:
A l'intérieur,
le décor est concentré dans l'abside. L'ensemble de ce décor
a été redécouvert en 1888 par l'abbé Joubin.
L'arc ouvrant sur l'abside et l'arc triomphal, en plein cintre, sont
ornés de bâtons brisés, décor courant en Normandie. Le pourtour de l'abside
est décoré d'une arcature constituée de cinq arcades en plein cintre
reposant sur des colonnettes couplées. L'arcade centrale, entourant
la fenêtre axiale, est la plus ornée ( bâtons brisés et pointes de diamant).
La plupart des chapiteaux sont historiés. Quatre portent des
griffons, désignés par l'inscription COCO-DRIAS sur un tailloir. D'autres
ont des lions (désignés par l'inscription LEONES) , un cheval, deux
oiseaux s'abreuvant dans un vase, des serpents, des entrelacs ou des
résilles. Une inscription mutilée donne peut-être la date de cet ensemble
: elle se lisait, avant les restaurations de la fin du 19è siècle, HI.
M.C.XX.VIII. A TURC , on l'a complétée depuis. D'autre part, le nom
TURCH, suivi de lettres peu distinctes, se lisait sur la corbeille du
dernier chapiteau à droite. Le sanctuaire aurait donc était dédié ou
orné en 1128 par un personnage nommé Turchetillus ou Toruldus ( nom
d'origine scandinave). On sait d'ailleurs que le premier prieur du prieuré
Sainte-Barbe de Savigny se nommait Turoldus.
Le chevet de l'abside était encore plus orné. Dans une grande
arcade en plein cintre, visible aujourd'hui de la sacristie, sont inscrits
d'une part un grand relief du Christ, et d'autre part, un linteau monolithe
sculpté d'une scène de chasse. On y distingue un centaure sagittaire
et un cerf poursuivi par des chiens.
Le grand relief est d'une plus haute qualité. Il est improbable
que le chevet ait été son emplacement originel : il doit venir soit
d'une autre partie l'église, soit d'un autre monument. Il est taillé
en cuvette sur six pierres calcaires jointives. Le dessin est hiératique
et d'une frontalité parfaite. Le Christ est figuré les pieds nus, assis
sur un trône dont les montants se terminent par des boules. Il porte,
semble-t-il, le costume épiscopal, dont les plus vigoureux sont symétriques.
De sa main droite, il bénit, tandis que de sa main gauche, il tient
une croix à longue hampe. La figure barbue est jeune et se détache sur
un nimbe crucifère.
A l'extérieur de la nef et du chœur, les murs surmontés
de nombreux modillons intéressants datent eux aussi du 12è siècle.
On y remarque des oiseaux, des figures grotesques, des serpents, des
outils de sculpteurs, des prêtres disant la messe et d'autres personnages
ou sujet traités avec beaucoup de verve.
Un
important décor peint a été remis au jour en 1888 et en 1893 par
l'abbé Joubin et restauré par un certain Jacquier. Un premier cycle
consacré à sainte Barbe occupe les arcades de l'abside. Un second cycle
représentant la Cène, est peint sur le mur nord de la nef. Ces deux
ensembles datent du 14è siècle.
- Le cycle de Sainte Barbe se lit de droite à gauche : Dans la
première arcade, sainte Barbe, convertie au christianisme, prie agenouillée
dans un jardin.
L'indication
du lieu est donnée de manière symbolique par la présence d'un arbre
qui déploie des branches feuillues dessinant d'élégantes arabesques.
Le visage fin et doux est tourné vers le haut de l'arcade. Une partie
au corps a été repeinte au 19è siècle.
La deuxième scène. représente trois hommes dévêtissant la sainte pour
la supplicier. Les trois bourreaux se caractérisent par la vivacité
de leur attitude et par l'aspect caricatural de leur profil (grande
bouche grimaçante, nez crochu). Le corps de Barbe semble avoir été
surchargé de repeints à plusieurs reprises , elle est vêtue d'une
tunique rouge aux plis abondants et désordonnés.
Dans la troisième arcade, Sainte Barbe est agenouillée, les bras et
le visage tendus vers le ciel. Son père lui tient les cheveux d'une
main, et de l'autre tend une épée et s'apprête à lui trancher la tête.
A ce moment, grâce à l'intervention divine (symbolisée par I'apparition
d'un ange dans la partie supérieure de l'arcade), la foudre s'abat
sur lui, Le peintre a naïvement représenté la foudre par des traits
jaunes tombant sur le personnage du père.
La quatrième scène a été entièrement inventée et peinte par Jacquier,
qui a figuré sainte Barbe en prière.
- La Cène (carte postale à 1,00 €)
est une vaste composition symétrique équilibrée de part et d'autre
du groupe central constitué par le Christ : en effet l'artiste, à
la gauche du Christ, a représenté St Paul, bien reconnaissable à son
épée et à sa calvitie. Judas est isolé du groupe, il est assis de
l'autre côté de la table, devant le Christ. L'artiste a su varier
les attitudes des personnages : les uns boivent portant à leur bouche,
qui une écuelle, qui une coupe, d'autres tiennent des mets entre les
doigts, deux tiennent un couteau, saint-Paul et saint Pierre portent
leur attribut (une clef démesurée pour ce dernier !), saint Jean est
penché sur l'épaule du Christ,
d'autres enfin discutent. Le Christ bénissant de sa main droite, est
le seul qui soit présenté de front.

La physionomie des personnages est relativement individualisée ; des
visages jeunes et imberbes côtoient ceux d'hommes barbus et d'âge
mûr, les coiffures diffèrent aussi d'un apôtre à l'autre (couleur
des cheveux, des nimbes, cheveux bouclés ou non). Les visages, sans
aucun modèle, sont toutefois réalisés avec vivacité et aisance à partir
de traits d'ocre rouge sur fond blanc.
Bien qu'altérés, ces traits paraissent se rapprocher de ceux des bourreaux
des martyres de Sainte Barbe.
Judas approche sa main droite d'un plat de poisson, tandis que de
sa main gauche il cache sa bourse, salaire de sa trahison.
Sur le devant de la table sont disposés de grands plats de poisson,
des cruches, des pichets, des coupes. En arrière on voit des miches
de pain, entières ou rompues, et d'autres aliments en forme de biscuits.
Tous ces récipients et ces mets composent de pittoresques natures
mortes avant la lettre.
- Enfin, il faut encore signaler une belle statue de Sainte Barbe,
située dans la chapelle Nord. Cette œuvre remarquable en pierre
date du 16è siècle, et a probablement été offerte à l'église par la
famille Michel de Beaulieu, seigneurs du lieu.
Pour
en savoir plus:
- Lucien MUSSET, "Savigny" dans Normandie romane Ti, collection
La Nuit des Temps, Zodiaque, La Pierre-qui-vive, 1987, p298.
- Les peintures murales de la Manche, Vingt ans de découvertes et
de restauration, collection Patrimoine, Conseil Général de la Manche,
2000.
- L'Art de la fin du Moyen Âge (1380-1520) dans les diocèses de Coutances
et d'Avranches, collection Patrimoine, Conseil Général de la Manche,
1998.

Le plan actuel, au XX è siècle (par le Cabinet
Touchard, architecte))
OFFICE
DE TOURISME DU PAYS DE COUTANCES
Place Georges Leclerc 50200 Coutances
Tél. : 02 33 19 08 10 Fax : 02 33 19 08 19
Courriel : tourisme-coutances@wanadoo.fr

THE
NOTRE-DAME OF SAVIGNY CHURCH
In 1165, the
Notre-Dame of Savigny Church, whose apse has been dated 1128, was given
to the Sainte-Barbe-en-Auge (Saint Barbara in the Auge Region) Collegiate
Church. This community already owned the priory, founded in 1107 in
Savigny, located a short distance away from the parish church.
Notre-Dame of
Savigny is reputed for the richness of its sculpted Romanesque decor,
as well as its equally important fourteenth century frescoes.
ARCHITECTURE:
Although most of the church was built in the twelfth century, some of
it has since been modified.
The layout of
the church has but one Romanesque nave with panelled wooden-frame roofing.
After the nave, there is bay, rebuilt in the early sixteenth century,
covered with a cross-ribbed vault. This bay opens up onto two lateral
chapels, forming the transept. The chapel on the north side, from the
early sixteenth century, with its cross-ribbed vault, serves as the
base for the bell tower. The south-side chapel was built much later,
around 1826.
The choir and
the apse were constructed during the Romanesque period. Today, the hemicycle
of the apse, on the outside, has become part of a straight chevet, which
can be seen from the sacristy (19th century). A groined vault covers
the choir bay; the apse has a semi-cupola.
On the outside,
a small porch was added to the western side of the façade of the church
in the 17th century. The upper levels of the bell tower on the northern
side have been repaired
several times. There is a winding staircase in the turret. Three semicircular
vaulted windows provide light on the north side of the nave; the windows
on the south side were enlarged later on. The walls of the nave show
examples of herringbone pattern work (opus spicatum), which sometimes
re-uses shell stone slabs, probably taken from sarcophaguses of the
early Middle Ages.
SCULPTURED
DECORATION:
On the inside of the church, the sculptured decoration is located in
the apse. It was discovered in 1888 by Abbot Joubin.
Both the vault
opening onto the apse and the arc of triumph have semi-circular vaults,
decorated with the broken sticks motif, a common decoration in Normandy.
An arcature made of five round arches, supported by small coupled columns,
decorates the sides of the apse. The central arch around the axial window
is the most ornate (broken sticks and diamond mouldings).
Most of the capitals
are historiated. Four have griffins as indicated in the inscription
COCO-DRIAS on the abacus. The others have lions (see the inscription
LEONES), a horse, two birds drinking from a bowl, snakes, fretwork,
or network. What is left of an inscription may date the works: at the
end of the 19th century, before the restoration began, it read HI. M.C.XX.VIII
A. TURC, and has since been completed. It is noteworthy that the name
TURCH, followed by barely legible letters, was found on the basket of
the last capital on the right. Probably, then, the sanctuary was dedicated
or decorated in 1128 by someone called Turchetillus or Toruldus (a name
of Scandinavian origin). The first prior of the Saint Barbara Priory
of Savigny was Turoldus.
The chevet of
the apse is more ornate still. Today, from the sacristy, a big round
arch around a sculpture of Christ in high relief and a hunting scene
sculpted into a monolithic lintel can be seen. A stag being chased by
dogs and a Sagittarian centaur can be made out.
The sculpture
in high relief is of an excellent quality. The chevet was probably not
its original location: either it came from another part of the church,
or from another building. It is deeply carved out of six butt-jointed
slabs of limestone. The images are religious and presented from a directly
frontal viewpoint. Christ is shown bare-footed, sitting on a throne
whose posts end in small globes. He would seem to be dressed in a bishop's
garb, the folds of which are perfectly symmetrical. He is shown giving
a benediction with His right hand, while He holds a long-handled cross
in His left hand. His young, bearded face stands out from a cruciferous
halo.
The walls on
the outside of the nave and choir are topped by a good number of interesting
corbels from the 12th century. There are birds, grotesques, snakes,
sculpting tools, and priests saying mass, as well as other characters
or themes treated with wit.
WALL PAINTINGS:
A remarkable set of wall paintings was revealed in 1888 and in 1893
by Abbot Joubin, and restored by a man named Jacquier. The first cycle
of paintings is dedicated to Saint Barbara; it can be found in the arches
of the apse. A second cycle, representing the Last Supper, is painted
on the northern wall of the nave. Both date from the 14th century.
The Saint Barbara
cycle is to be read from right to left.
* In the first arch, Saint Barbara, who converted to Christianity, is
praying on her knees in a garden. The place is indicated by means of
the symbolic presence of a tree, whose leaf-laden boughs form elegant
arabesques. The saint's features are fine; her gentle face is raised
upward in the arch. A part of her body was repainted in the 19th century.
* The second scene represents three men undressing the saint before
torturing her. The three torturers are characterized by the vigour of
their attitudes; their profiles are caricaturized (big, twisted mouths
and hooked noses). The saint's body was painted over several times;
she is wearing a rumpled, red, multi-fold tunic.
* In the third arch, Barbara is pictured kneeling, her arms and face
turned to the heavens. Her father is holding her hair in one hand, a
sword in the other, as he prepares to cut off her head. Just at this
moment, a divine intervention takes place (symbolized by the appearance
of an angel in the upper part of the arch): lightening strikes him.
The painter's simple style uses yellow lines falling on the father to
represent the lightening.
* The fourth scene showing Saint Barbara praying was both conceived
and painted by Jacquier.
The Last Supper fresco is a vast, well-balanced, symmetrical composition
organized around Christ. Saint Paul, identified by his sword and balding
head, sits to the left of Christ. Judas sits across from Christ, isolated
on the other side of the table. With his right hand he reaches out for
a plate of fish, whereas his left hand tries to hide his purse, the
salary for his betrayal. Although the features of Judas' face here have
been altered over time, they still recall those of Saint Barbara's torturers.

On the forefront
of the dinner table, the artist placed big platters of fish, jugs, pitchers
and goblets. In the background, there are loaves of bread - whole or
broken - and other foods in the shape of biscuits. Together all these
dishes and recipients compose a particularly picturesque still life.
The artist was
also able to vary the positions of the figures: some are carrying a
goblet or a bowl to their lips; others are holding food in their fingers;
two hold knives. Saint Paul and Saint Peter are illustrated with their
attributes (a huge key for Peter), while Saint John is leaning his head
against Christ's shoulder and the others, talking. With his right hand,
Christ is blessing all present; He is the only figure to be portrayed
from the front.
The physiognomies
of the different figures are relatively individualized: beardless young
faces are placed side by side with those of older, bearded men. The
hairstyles also vary from one apostle to the next (different colours
of hair or halos, curly or straight hair). Drawn without models, the
faces are nevertheless represented with ease and vitality, thanks to
the reddish-ochre lines on a white back drop.
The remarkable
statue of Saint Barbara in the chapel on the north side must also be
pointed out. This statue made of stone dates from the 16th century and
was in all likelihood given to the church by the family of Michel de
Beaulieu, the lords of the land.

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le plan au XII è siècle
le plan au XVI è siècle
le plan au XVIII è
siècle

le plan au XIX è
siècle








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